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LA GUERRE OUBLIEE DU YEMEN

La région de Saada dans le nord du Yémen est en situation de guerre depuis 2004. Un mouvement de rébellion né des tribus chiites de cette partie du pays s’oppose depuis au gouvernement auquel il reproche de négliger cette partie de la population. En une dizaine de jours, ce conflit a causé la mort de plusieurs centaines de rebelles et de dizaines de civils sans que les médias ne puissent relayer l’information, l’ensemble du secteur des combats étant interdit à la presse.




Les seules informations qui filtrent viennent de sources militaires et de quelques tribus ayant réussi à communiquer. C’est par ces moyens que la communauté internationale a été informée des dizaines de civils qui ont été tués la semaine dernière au cours de raids aériens de l’armée yéménite. Les combats avec les Chiites zaïdites ont été particulièrement féroces. 30% de la population du pays appartient à ce groupe religieux, le président Ali Abdallah en fait lui même partie.

Si les tensions dans la région de Saada durent depuis 2004, les combats ont augmenté en intensité début août. Depuis, l’armée tente de détruire définitivement les rebelles chiites qu’elle soupçonne d’être soutenus par l’Iran. Les deux camps n’arrivent pas à trouver de solution et le conflit s’enlise chaque jour un peu plus. De nombreux prisonniers civils et militaires sont retenus par les milices rebelles. Si les Nations Unies ont condamné ce mouvement, elles ont également reproché au gouvernement les méthodes employées par l’armée.

Le 16 septembre, le Yémen est revenu au coeur de l’actualité du fait des pertes civiles importantes enregistrées au cours de l’opération "Terre brûlée". La mission consistait pour l’armée à bombarder et à déployer des troupes aéroportées afin de forcer les rebelles à sortir de leurs cachettes et à les affronter directement. Les MiG ont été identifiés par des témoins contactés par téléphone par les journalistes de l’AFP. Les avions ont bombardé de nombreuses cibles qui ne devaient pas avoir été clairement identifiées comme hostiles. Une école et un pont sous lequel s’abritait un groupe principalement composé de femmes et d’enfants auraient ainsi été visés selon des habitants du secteur. Au moins 80 personnes civiles auraient été tuées dans ces attaques. Les Nations-Unies ont rappelé qu’il était de la responsabilité du gouvernement de protéger les populations et de veiller à ce qu’elles ne soient pas les victimes des combats.

En début de semaine, le gouvernement a proposé aux rebelles un accord de paix exigeant que tous les prisonniers soient libérés et que les combattants déposent les armes. En plus de cette exigence, les forces militaires veulent que les barrages routiers et les installations des combattants soient évacuées et que tous respectent les lois constitutionnelles. Les Zaïdites ont accepté de discuter autour d’une table de négociations.

Les combats ont continué malgré tout. Selon les militaires, les rebelles ont brisé le cessez le feu dans la nuit de lundi à mardi en attaquant le palais de la République de Saada. La bataille a duré plus de trois heures et au moins 140 rebelles ont été tués. Les militaires n’ont pas communiqué de chiffres quant à leurs propres pertes. D’autres altercations ont eu lieu un peu partout autour de la ville depuis. Selon l’AFP au moins 50 personnes ont encore été tuées entre mercredi et jeudi.

La Croix Rouge Internationale s’inquiète du devenir des milliers de civils forcés de s’exiler pour échapper aux violences. Depuis la reprise des combats, les humanitaires ont déjà enregistré plus de 30 000 réfugiés dans leurs camps. Selon l’ONU, ils seraient plus de 55 000 qui s’ajoutent aux 150 000 malheureux ayant quitté leurs foyers depuis 2004.

La communauté internationale s’inquiète également de l’intérêt que porte Al-Qaeda à cette région. Les esprits s’échauffent de plus en plus et le gouvernement ne faisant rien pour solutionner le problème, les rebelles en arrivent à combattre pour sauver leurs vies et leurs familles. La lutte prend un côté sacré que les islamistes pourraient chercher à rallier au Djihad international.

Source :
www.actudefense.com


17/10/2009
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